Deux frères (de Grandbois/ Fougereux de Grandbois) , l'un conseiller du Roi à Clermont-Ferrand, l'autre réfugié à Genève et devenu “ministre”, s'engagent dans une controverse théologique de haut niveau.
Il s'agit de tout un lot de manuscrits datant des années 1754, 1755 et 1756, découvert dans les archives privées d'une famille aujourd'hui catalane. J’avais publié cette curieuse correspondance qui est une bonne introduction aux théologies catholiques et protestantes (caractérisant les débats plutôt du XVIIe siècle) dans la Revue d’Histoire et de Philosophie Religieuses de Strasbourg ... Je viens de retrouver les amis qui conservent ce “trésor historique “ dans leur grenier !...
samedi 7 avril 2012
je n'Ignore pas non
plus, que vos ministres donnent aux passages cites des explications différentes
des nôtres, mais nous avons la consolation de les entandre, comme les ont
entendus les Peres et les docteurs des premiers tems, qui n'ont pratiqué et
recommandé aux fideles la priere pour le soulagement des morts, que parce
qu'ils trouvoint dans les ecritures, que plusieurs d'entre eux etoint detenus
dans un lieu de souffrance, et qu'ils avoint besoin de prières des vivans.
Jugés maintenant, mons.r
; si vos ministres ont raison de nous Insulter, sur ce que nous pensons du
purgatoire. Si nous étions d'humuer à user de represailles, ne pourrions nous
pas leur dire, en pensant, comme vous faites du purgatoire, vous pensés comme
Aerius qui dans les anciens Catalogues des heresies tient un des premiers Rangs
Parmi les heresiarques
De la Confession.
nous regardons la
confession des péchés mortels soit publics, soit secrets, faite à un Pretre,
comme étant d'Institution divine, et nécessaire pour en obtenir le pardon.
nous trouvons ce dogme,
pris dans toutes Ses parties, dans les paroles de J.C. à es Apotres, et
en leur persone, à ceux qui devoint leur succeder dans le
sacerdoce : les voycy ces paroles. Les péchés seront remis à ceux à qui vous
les remettrés, et retenus à ceux, à qui vous les retiendrés. J.C. parlant
ainsi. 1°. ne donne-t-il pas aux Apotres et à leurs successeurs
le pouvoir de remettre aux Uns ; et de ne pas remettres aux Autres leurs
péchés, quels qu'ils soint, publics ou secrets car les paroles de J.C. tombent
egalem.t sur les uns, et sur les autres. 2e ne pretend-Il pas que ce
pouvoir soit exercé avec sagesse et discrétion ? 3e. Ce pouvoir peut
II etre bien exercé ? Si les ministres, qui en sont chargés, ne connoissent
pas sutfisemment le veritable état de ceux, qu'ils doivent, ou ne doivent pas
absoudre. 5e. Ces ministres en peuvent Ils etre suffisem.t
Instruits, si le Pecheur luy meme ne leur declare tous les péchés mortels,
dont il s'est rendu coupable : de meme qu'un malade est souvent obligé de
découvrir au medecin ses maladies secretes, s'il veut etre guéri. 6e.
J.C. ayant dit, que les peches seront retenus, ou ce qui est le meme, ne seront
pas remis à ceux, à qui les ministres les retiendront, ou ne les remettrons
pas ; les coupables ne demeureront Ils pas chargés de leurs péchés, tandis
qu'ils n'en auront pas obtenu la remission d'un ministre de l'eglize. parmi ces
six points ainsi analizés en est Il un seul, qui ne soit evidem.t renfermé dans
les paroles de J.C. et ces six points pris ensemble ne renferment Ils pas la
confession des péchés mortels, soit publics, soit secrets, faite à un ministre
de J.C., comme étant d'Institution divine et nécessaire pour obtenir la
remission des péchés commis,