Deux frères (de Grandbois/ Fougereux de Grandbois) , l'un conseiller du Roi à Clermont-Ferrand, l'autre réfugié à Genève et devenu “minis­tre”, s'engagent dans une controverse théologique de haut niveau.

Il s'agit de tout un lot de manuscrits datant des années 1754, 1755 et 1756, découvert dans les archives privées d'une famille aujourd'hui catalane. J’avais publié cette curieuse correspondance qui est une bonne introduction aux théologies catholiques et protestantes (caractérisant les débats plutôt du XVIIe siècle) dans la Revue d’Histoire et de Philosophie Religieuses de Strasbourg ... Je viens de retrouver les amis qui conservent ce “trésor historique “ dans leur grenier !...


jeudi 5 avril 2012


délié dans le ciel : c'est anéantir le pouvoir des clefs donné par J.C. à son églize ; c'est meconnoitre les promesses contenues dans l'evangile : c'est ne rien trouver de solide dans les paroles de J.C. : c'est prétendre obtenir le par­don de ses péchés, sans employer le moyen sans leq.l II a déclaré, qu'il ne l'accorderoit pas ; c'est enfin rendre son salut impossible ; n'y à-t-il pas la de quoy faire trembler ceux, qui tiennent un tel langage ; et qui y confor­ment leur conduite.
que d'autres Peres ne pourrois je pas citer, qui tous attestent la nécessité de la confession des péchés publics et secrets faite à un ministre de l'eglize ! mais une lettre ne scauroit comporter un si long détail : et par la meme rai­son je me vois obligé de supprimer les réponses solides, que nous faisons aux difficultés, que vos ministres nous opposent. J'en ay assés dit, si exempt de préjugés et de passion, et éclairé des lumières du St esprit, que vous aurès eu soin d'obtenir par la priere, vous reflechissés serieusem.t sur les eclaircissemens, que je viens de vous donner : mais si vous vous Livrés à de faux préjugés, si vous écoutés quelque passion, qui vous plait, si vous négligés de vous procurer le secours de la grâce, sans laq.le nous ne pou­vons rien, et que, selon le cours ordinaire de la providence, nous n'obte­nons, que par la priere, un grand volume plein des plus solides et les plus persuasives raisons ne reussiroit pas à vous convaincre, fasse le ciel, qu'après avoir lu cette lettre, vous ne soyés occupé que des mesures, qu'il faudra prendre pour revenir à nous.